J'ai oublié des choses qui me reviennent  posté le mardi 22 août 2006 07:15

oui, Ulik,

J'ai vu ses derviches tourneurs, musiciens fous qui se déplacent magiquement sur des roulettes...Magnifique.



et puis les squames. Kumulus

Ce spectacle a vingt ans.

Mais il est mieux qu'avant. Parce que c'est carrément un spectacle d'actualité.

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comment la presse traite Aurillac, Le Monde, puis Libé  posté le mardi 22 août 2006 07:04

Aurillac dépassé par son succès
LE MONDE | 19.08.06 | 14h49  •  Mis à jour le 19.08.06 | 14h49


Pendant quatre jours, la paisible ville d'Aurillac (Cantal) a vécu dans l'effervescence, au rythme de son Festival international de théâtre de rue qui devait s'achever samedi 19 août. Ce festival, dont la 21e édition a débuté mercredi 16 août, rivalise avec celui de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), placé sur le même créneau. A cette occasion, la population de la cité auvergnate a triplé, pour atteindre les 100 000 personnes.

Le succès est assuré par la présence de deux festivals simultanés. Le premier, officiel, invite seize compagnies et dix-huit spectacles. Le second accueille cinq cents compagnies de passage, sans aucune sélection préalable. Ce qui représente un défi pour les organisateurs, qui doivent gérer la présence de 1 830 artistes, dont certains ont parfois signalé leur arrivée au dernier moment.

Avec 634 représentations par jour pour le seul festival des compagnies de passage, le public ne sait plus où donner de la tête. "Certains spectacles sont débordés tandis que d'autres ont du mal à trouver un public, explique Jean-Marie Songy, le directeur artistique du festival. C'est la loi du bouche-à-oreille qui, très vite, opère la sélection à Aurillac."

Une centaine de lieux - places, parcs, squares et cours d'écoles - sont réquisitionnés dans la ville pour accueillir les représentations. Depuis quatre ans, la direction du festival peine à trouver un financement suffisant pour tenter de mettre en conformité ces endroits qui ne sont pas destinés à accueillir une telle foule.

Son budget, environ 950 000 euros, n'a pas été augmenté depuis trois ans en dépit de la forte affluence du public et de l'avalanche des compagnies. "Nous traversons une période difficile, poursuit Jean-Marie Songy. Il faut que les institutions prennent conscience que le festival coûte de plus en plus cher. Et malheureusement, c'est toujours au détriment de la création, le seul budget à être modulable, que l'on peut faire des économies."

Seules les compagnies du festival officiel sont rémunérées. Les autres doivent s'autofinancer et viennent à Aurillac dans le but de rencontrer professionnels et programmateurs. Cet investissement personnel n'est relayé que par la diffusion d'un programme quotidien des représentations des compagnies de passage. Ces dernières ne sont-elles pas trop nombreuses ? Pour Jean-Marie Songy, "il n'est pas question d'établir une sélection dans les compagnies. Si l'affluence pose des problèmes de gestion, elle est très stimulante".

D'après les premières estimations, la fréquentation du 21e festival aurait augmenté de 20 % par rapport à 2005.

Claire Frayssinet

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Accueillant cette année près de 600 spectacles, le Festival de théâtre de rue s'est achevé samedi.
Par Mathilde LA BARDONNIE
QUOTIDIEN : Lundi 21 août 2006 - 06:00
Aurillac envoyée spéciale
Aurillac, capitale du parapluie. Non, pas Cherbourg, Aurillac, et depuis des siècles ! Le détail a son importance, vu la météo du mois... Il a plu sur le Festival d'Aurillac, dru et longtemps. Vingt et un ans que cela dure. La foire du théâtre de rue, pas la pluie. Aurillac reste un point de rassemblement, plus rituel et plus vaste encore que celui de Chalon-sur-Saône : les compagnies de passage y proposent 600 spectacles pour un public allant jusqu'à 30 000 personnes par jour. Et ceci à la marge, en off, d'un festival officiel, dirigé depuis seize ans par Jean-Marie Songy, qui, lui, invitait seize compagnies.
Terminée samedi soir, la fête de quatre jours avait été inaugurée par une traditionnelle grande parade, toujours renouvelée, qui, elle-même, succédait aux «préalables», c'est-à-dire la présentation de certains des spectacles dans les localités avoisinantes les jours précédents l'ouverture. Une délocalisation épaulée par les municipalités : les adjoints aux fêtes et cérémonies aiment à prêter leur concours aux grands chamboulements que nécessite l'accueil de spectacles de rue. Et le public accourt.
Façon polar noir. Ici, c'est d'abord l'entrain et la curiosité de spectateurs venus de tous les horizons qui étonne. Quoiqu'il se produise, d'une cour d'école ou à un coin de rue, une foule de badauds se forme : étrange public mélangeant familles avec poussette, «acheteurs» de spectacles pour les municipalités ou les collectivités locales, et «itinérants» en cuir noir, canette de bière à 9 degrés en main et berger allemand en laisse. C'est à l'intention de ces derniers que chaque matin, à cinq heures, le curé de Notre-Dame-aux-Neiges (un vrai curé) s'élance dans la rue, servant café et harangues diverses, notamment sur le thème «Nous ne sommes pas des racailles», et discourant sur l'usage des préservatifs. Interventions au cours desquelles réapparaissait, ubiquiste, Jean-Marie Songy, venant rappeler à tous à quel point la ville faisait bon accueil au festival. Ce dernier a songé à en céder la direction, mais il va peut-être rester puisque sa candidature à la direction du «104» (rue d'Aubervilliers, à Paris), site des anciennes Pompes funèbres devenues centre culturel, ne semble pas aboutir.
Il pleuvait (encore) le matin où l'on a écouté ces harangues. On avait entamé la journée, dès quatre heures du mat', par une déambulation autour du spectacle Toro présenté par la compagnie Oposito, quelque chose entre flamenco et métaphore de corrida, avec bêtes à cornes géantes démultipliées et roulantes. Autant d'impressionnantes sculptures de métal forgé, avec yeux électriques rouges sur selles de bicyclette à la Picasso, avançant dans des crachements d'étincelles et des jaillissements de fumerolles jusqu'à une parade sensuellement dansée sur la place d'armes, où apparaissait un mastodonte fictif, avec la musique qui crachait à fond.
Spongy disait aussi : «Pas question que le festival devienne une vaste bodega, Aurillac n'est pas une fête de la musique», soucieux de ce que l'on ne monte dans la ville aucun podium. Pas d'amplis, hormis ceux des fanfares. Plutôt des estrades improvisées et des lieux de spectacle inventés, ici dans une cour d'immeuble, là dans un parking, en passant par les abords de la gare, où se déroulaient les promenades façon polar noir de la compagnie Délices Dada. La troupe des Souffleurs s'abritait de la pluie sous le préau d'un auguste collège afin de mieux distiller à l'oreille du spectateur, assis dans une chaise longue, des vers chuchotés à travers un long tuyau. Dans la journée, c'est sous forme de «commandos poétiques» que ce groupe d'une quinzaine de murmureurs envahissait la cité. Quant à la Compagnie Dakar, c'est dans une ancienne déchetterie, aux lisières de la ville et comme au milieu de nulle part, qu'elle a présenté neuf personnages errants rôdant entre désespoir et rage mortifère. S'enterrant progressivement dans un monticule meuble et sinistre, sans parole. Une ode à la violence et à la disparition sans pardon. Le spectacle triste et prenant s'intitule Braakland ; il est mis en scène par Guido Kleene et fait suite à Général D, qui évoquait les Casques bleus au Rwanda. Pour cette nouvelle création, la Compagnie Dakar a travaillé à partir des livres de J.M. Coetzee, prix Nobel de littérature sud-africain.
S'il n'avait pas tant plu, nous aurions pu marcher à travers le jardin peuplé par la Compagnie Carabosse, déjà admiré au Festival de Chalon-sur-Saône (Un jour, c'était la nuit...). S'il n'avait pas tant plu, on aurait ri du public attendant devant le théâtre municipal un improbable spectacle de Shakespeare (Beaucoup de bruit pour rien) et râlant contre les portes closes et l'annulation. Trépignement gaguesque mis en scène par la compagnie 26 000 Couverts.
Music-hall surréaliste. Mais il tombait des hallebardes, alors on s'est consolé sous un chapiteau en la belge compagnie des comédiens-magiciens-chanteurs-clowns de la troupe Arsenic qui donnaient avec Eclats d'Harms Cabaret, une heure et demie de music-hall allégrement surréaliste, très vaguement inspiré de l'univers du poète russe Daniil Harms (1905-1942).
Enfin, comme il pleuvait toujours, on a demandé des nouvelles du Centre international de création artistique de recherche et de rayonnement pour le théâtre de rue. C'est une structure permanente qui accueille des compagnies en résidence, non loin de la ville, et qui s'appelle... le Parapluie. Les comédiens de la compagnie Brut de béton, attelés à un spectacle sur Tchernobyl, viennent d'y séjourner.

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Qu'est ce que tu veux que je te dise  posté le samedi 19 août 2006 08:58

Les Blogs, c'est bizarre, t'as la fin au début...
Tu crois lire l'introduction , mais c'est la conclusion.
Je suis arrivé Lundi soir aux préalables, je repars ce samedi matin;
Alors ?



Aurillac est un mastodonte.

Le festival IN n'est qu'un minuscule îlot perdu dans une fête proliférante, tentaculaire, enveloppante.

Le programme  du Off avec 560 noms est un  véritable annuaire de téléphone.

Comment les gens font pour s'y reconnaître, car de nombreuses personnes  réussissent à  se frayer un chemin dans la jungle.  Comment ?

Il ya carrément toutes les sortes de propositions artistiques possibles.

Il reste quelques cracheurs de feu, et autres jongleurs, mais c'est vraiment le fond de cale.

On peut humainement en 4 jours voir 20 spectacles...

Alors ? Qui peut parler d'Aurillac ?

Est ce qu'une compagnie s'y retrouve ?

Comme j'ai dit, toutes les compagnies Off sont  le succès d'Aurillac. Par principe, toutes les compagnies devraient déposer une demande de subvention à la mairie, hébergement, nourriture, transport.

Il est immoral qu'une mairie socialiste, construise une partie de sa notoriété sur le dos des intermittents et autres précaires.

Immoral

Personne ne peut parler d'Aurillac, chacun se fait son Aurillac.

Ce qui me  sidère, c'est la régulation naturelle du public qui se répartit  de façon équilibrée sur les 560 spectacles.

Cela tient du miracle, ce off auto -organisé avec, il est vrai la répartition des lieux et des horaires par le Festival officiel.

Je repars vers mes terres ensommeillées de l'Est avec de l'énergie, et du moral.

Tout n'est pas fini.





















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La journée d'un vrai festivalier.  posté le samedi 19 août 2006 08:17

Lever à  3 H  pour Oposito

4H : Toro

Couché 6 H

Départ au débat  Faiar: 12 H 30
restes du pique nique  : 13 H 30

Discussion non programmée aux carmes avec JM Gremillet (Cavaillon,  et Artonik de Marseille )

15 H : Le bal des fous

17 H : déjeuner (assiette de crudités au Kebab)

17 H 30  à 19 H : la traversée de la rue des Carmes jusqu'à la place du square, pour rejoindre la rue du collège.
Noire de monde : tous les vingt mètres ça joue.  Tout n'est pas nul, loin de là;  Tu croises toutes les dégaines

19H 02 : Arrêt chez Leroux. 18 € de fromage fermier. La boutique n'a pas bougé depuis 21 ans.

19 H 05 : Cour N° 85 . Un conseiller d'orientation indique les spectacles à voir. Frichti concept. Efforts de danse contemporaine.
Un danseur arrête en plein milieu. (Gastro)
Recherche de toilettes

20 H  Marche dans la rue au milieu de tonnes de spectacles, quantité de propositions inventives. Monsieur Simonin, celui fait l'annuaire du théâtre de rue, me fait remarquer  qu'il ne reconnait absolument personne
Là, il  y a tout d'une fête.
Des alcooliques allongés en plein milieu des rues.
Des bruits de partout.
des retrouvailles.
 entendu :
"alors Kiki, tu fais un petit tour chez nous à Aurillac ?
L'autre répond  : "ben oui, histoire de me faire une ou deux cuites".
Toutes les poubelles débordent.
L'urine coule à flot le long des rues un peu moins bondées
.
 20 H 30 Arrêt aux Goulus/
Combat de fanfares. ça marche, le concept inspiré des matches d'impro fonctionne dans la joie, l'énergie et le désordre.

21 H 30 Longue marche vers le chateau St Etienne.
Le théâtre de rue, cela te fait visiter une ville.
Altercation entre un mari et une femme : "je n'irais pas, je n'en peux plus, eh bien rentre si t'as envie, personne ne te force; tu me fais chier ".

22 H  Les polonais. Strefa Cisy . assez enjoué. Spectacle dans un camp de concentration , 60 personnes du public sont installés pour faire les prisonniers.  Un type sort avec nous " arrête c'est du fascisme, dire qu'on rigole  là dedans'

22 H 45 . Traverser toute la ville en sens inverse. On a réservé à 23 H chez Boussagol, le banquet Tchernobyl.
Marche rapide autour de la ville , jusqu'à la gare. On croise  des  groupes de jeunes éméchés.

23 H 15 / Fête russe sous chapiteau. Un superbe acteur  est assis à notre table et nous sert de la vodka.  Tout est comme en Russie. Fête entrecoupée  de passages Tchernobyl qui cassent l'ambiance, mais à chaque fois cela reprend de plus belle.  De belles actrices  de Minsk  chantent, on danse avec elles. Bien vu Boussagol.

1 H  00 . Retour à 28 kms. Labesserède. La grangeotte, hôtel familial, ici on se fout  totalement du festival.



















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Il a fallu réserver pour le bal des fous. Bourré...  posté le samedi 19 août 2006 07:38

Blog de aurillac :Festival d'Aurillac 2006 et 2005, Il a fallu réserver pour le bal des fous. Bourré...
 le bal des fous

Je tombe carrément amoureux de ce spectacle.

Peut être parce que je ne sais pas  du tout le faire.
Parce qu'il y a du savoir faire, de la finesse, de l'énergie, des splendides images.
Et puis aussi parce que cette petite bande procède par ricochet, et qu'au moins deux des histoires traitent de sujets qui nous intéressent aujourd'hui, et ça j'y tiens.

Et puis leur engagement sur leurs marionnettes est total, leurs yeux brillent, leur ferveur est magnifique, ils s'amusent entre eux.

Allez j'y vais carrément, ils sont tout simplement beaux, je ne parle pas de leur beauté physique, beaux à voir jouer


Qui c'est eux ?

Le bal des fous.

J'ai l'impression qu'ils proviennent de  trois greffes différentes.

Les chiffonnières, qui sont de Malakoff.
Des transfuges de Babylone
les quarantièmes rugissants pour le lieu.

Paraît- il que leur complicité remonte à l'école maternelle de Vanves.
Pas moyen de savoir qui est qui, ici le collectif est roi.  (Stéphane, Natacha  etc.)

Formation : beaux arts ?. Ecoles de théâtre ?  FAIAR ?
Mais non, sur le tas.

Ils évitent le côté sketch, il y a 3 histoires,
Moby Dick, puis une de Dostoeivski, une de Tchekhov.  Cela dure bien 1 H 45.

Allez je bémolise un peu.  Tout de même quelques réserves.

J'ai refusé la première histoire, je trouvais que cela faisait dessin animé de Télé du matin pour calmer les gosses. Voix etc. Et je déteste ces dessins animés avec les grosses voix anglaises des méchants doublés par de mauvais acteurs.  Et puis il  y avait aussi le côté animateur TV qui fait applaudir la salle pour n'importe quoi. Cela me dégoûte, cette recherche artificielle d'applaudissements.  Une vraie allergie, comme de l'asthme si tu veux. Alors ça avait mal démarré.



Je ne sais pas comment le charme s'est mis à opérer.  C'est pour cela que le choix de la durée est bon.














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